Cabinet GrasExpert-Comptable
Vos activités · Professions libérales

Expert-comptable pour professions libérales

Santé, droit, conseil, ingénierie : choisissez votre domaine pour examiner le mode d’exercice, les obligations et les décisions de gestion qui vous concernent.

Les décisions à préparer pour votre activité

Le mode d’exercice, la nature des prestations et les contrats déterminent les sujets à chiffrer. Les dossiers par profession précisent les indicateurs de gestion ; les guides transversaux expliquent les charges, la structuration et les obligations à examiner.

  • Identifier l’activité et la forme d’exercice avant de conclure sur son régime fiscal.
  • Comparer la capacité de facturation aux frais fixes et au besoin de trésorerie.
  • Préparer les projets de collaboration, d’association ou d’investissement.
En bref : une profession libérale exercée seule relève des bénéfices non commerciaux : micro-BNC jusqu’à 83 600 € de recettes avec un abattement de 34 %, sinon déclaration contrôlée et déclaration 2035. Les soins des professions de santé réglementées sont exonérés de TVA, et chaque métier cotise à sa propre caisse de retraite. Le passage en société d’exercice libéral se décide avec un prévisionnel.

Un cabinet d’expertise comptable pour les professions libérales, à Bordeaux et à distance

Le Cabinet Gras accompagne les médecins et leurs spécialités, les chirurgiens-dentistes, les pharmaciens, les infirmiers, les kinésithérapeutes, les avocats, les notaires, les architectes, les consultants et les ingénieurs-conseils. La mission couvre la comptabilité de trésorerie, la déclaration 2035, les déclarations fiscales et sociales, le choix du mode d’exercice et le passage en société. Le suivi se fait sur Pennylane, les rendez-vous en visioconférence, et le premier échange est gratuit. Chaque domaine a sa page : professions médicales, médecins et spécialités, professions paramédicales, droit et conseil.

BNC et déclaration 2035 : le socle commun

Une profession libérale exercée à titre individuel relève des bénéfices non commerciaux (article 92 du CGI). Au régime de la déclaration contrôlée, le professionnel tient une comptabilité de trésorerie, recettes encaissées et dépenses payées, suit ses immobilisations et dépose chaque année une déclaration n° 2035. Le travail du cabinet consiste à ventiler correctement les recettes, à traiter les rétrocessions d’honoraires, à distinguer les dépenses déductibles des dépenses personnelles et à ne laisser aucune charge de côté. Le guide du régime BNC et celui des frais professionnels déductibles détaillent chaque poste.

Du chiffre d’affaires au bénéfice BNC : recettes encaissées, moins dépenses payées et amortissements, bénéfice déclaré sur la 2035 puis reporté sur la 2042-C-PRO

Micro-BNC ou déclaration contrôlée : le premier arbitrage

Jusqu’à 83 600 € de recettes annuelles en 2026, le micro-BNC reste possible : le bénéfice imposable est calculé après un abattement forfaitaire de 34 %, sans déduction des frais réels (article 102 ter du CGI). Le régime est simple, mais il n’est favorable que si les charges réelles restent sous ce forfait. Un cabinet avec un loyer, du matériel ou un collaborateur a souvent intérêt à la déclaration contrôlée, même en dessous du seuil. Le comparateur micro ou réel donne un premier ordre de grandeur, et le guide de la micro-entreprise rappelle les seuils et leurs conséquences.

Exemple pédagogique. Une consultante encaisse 60 000 € et supporte 25 000 € de charges réelles. Au micro-BNC, son bénéfice imposable est de 60 000 × 66 % = 39 600 € ; en déclaration contrôlée, il est de 60 000 − 25 000 = 35 000 €, soit 4 600 € de moins. Avec 15 000 € de charges seulement, le bénéfice réel atteindrait 45 000 € et le micro-BNC resterait plus favorable.
Micro-BNC ou déclaration contrôlée : seuil de 83 600 € de recettes, abattement de 34 % ou frais réels

TVA : soins exonérés, franchise pour les autres activités

Les soins dispensés par les professions médicales et paramédicales réglementées sont exonérés de TVA (article 261, 4, 1° du CGI). Les autres libéraux, architectes, consultants ou ingénieurs-conseils, bénéficient de la franchise en base tant que leurs recettes ne dépassent pas 37 500 €, avec un seuil majoré de 41 250 € en cours d’année ; pour les activités réglementées des avocats, ces seuils sont de 50 000 € et 55 000 €. Au-delà, la TVA s’applique aux prestations. Les activités annexes d’un professionnel de santé, expertises, redevances de collaboration ou vente de produits, suivent leurs propres règles et se traitent à part.

L’exonération ne couvre que les soins. Une expertise médicale, une redevance de collaboration perçue par un titulaire ou une formation facturée à un client suivent leurs propres règles de TVA. Et les recettes exonérées n’ouvrent pas droit à la déduction de la TVA payée sur les achats.
TVA : soins des professions de santé réglementées exonérés, franchise de 37 500 € (41 250 € majoré) pour les autres, 50 000 € pour les avocats

Exercer en société : SEL, rémunération et impôt

Quand les revenus progressent, la société d’exercice libéral permet de passer à l’impôt sur les sociétés et de choisir entre rémunération et dividendes. Depuis le 1er janvier 2024, la rémunération technique de l’associé d’une SEL est imposée en bénéfices non commerciaux et non plus en salaires, ce qui change ses obligations déclaratives. Notre article sur les réformes des SEL en tire les conséquences, et le comparateur IR ou IS chiffre l’intérêt du passage en société sur vos propres chiffres. La décision se prend avec un prévisionnel, pas sur un taux.

Nom propre ou SEL : impôt, revenu du libéral, déclarations et cotisations comparés

Cotisations, retraite et prévoyance

Chaque profession cotise à sa caisse : CARMF pour les médecins, CARPIMKO pour les infirmiers et les kinésithérapeutes, CNBF pour les avocats, CIPAV pour les architectes. La couverture en cas d’arrêt de travail y est souvent plus légère que celle d’un salarié. Les cotisations facultatives de retraite et de prévoyance sont déductibles du bénéfice dans les limites de l’article 154 bis du CGI. L’outil d’estimation des cotisations donne une fourchette de prélèvements à partir du bénéfice, et le simulateur du tarif journalier au chiffre d’affaires aide à fixer l’activité nécessaire au revenu visé.

Exemple pédagogique. Avec un bénéfice de 60 000 € en 2026, les cotisations facultatives de prévoyance sont déductibles jusqu’à 7 % du plafond annuel de la sécurité sociale (3 364,20 €) plus 3,75 % du bénéfice (2 250 €), soit 5 614,20 € (article 154 bis du CGI).
Caisse de retraite par métier : CARMF, CARCDSF, CAVP, CARPIMKO, CARPV, CNBF, CPRN, CAVOM, Cipav

Préparer un premier échange

Réunissez vos relevés de recettes, vos principales dépenses, vos contrats d’exercice ou de collaboration, vos échéanciers d’emprunt et vos projets d’installation, d’association ou d’investissement. Le cabinet précise alors les éléments manquants, chiffre les scénarios retenus et organise le suivi. Pour aller au-delà des règles communes, ouvrez votre famille de métiers dans l’annuaire « Votre profession » en haut de page.

Préparer le premier échange : chiffres, contrats, visioconférence, scénarios puis suivi

Préparons les décisions propres à votre activité

Échangeons en visioconférence sur vos contrats, vos investissements et votre trésorerie.

Prendre rendez-vous