Expert-comptable pour masseur-kinésithérapeute : BNC, cotation et déplacements

En résumé
Masseur-kinésithérapeute : imposé dans les BNC (déclaration 2035), vous rendez des soins exonérés de TVA, cotés en AMK/AMS. L'exercice au cabinet et à domicile, la mutualisation des moyens en SCM et les remplacements (rétrocessions) sont les points de gestion courants d'un bénéfice à optimiser. Le guide fiscal du masseur-kinésithérapeute par Cabinet Gras, expert-comptable à Bordeaux.
Dans cet article
Le masseur-kinésithérapeute libéral exerce une profession paramédicale réglementée : ses soins sont exonérés de TVA, son revenu relève des bénéfices non commerciaux, et son activité se partage souvent entre cabinet et domicile, avec des frais de déplacement à suivre de près. Ce guide détaille sa fiscalité, avec un outil pour estimer votre bénéfice.
BNC, 2035 et exonération de TVA
Le kinésithérapeute relève des bénéfices non commerciaux (art. 92 du CGI) et tient une comptabilité de trésorerie déposée sur la déclaration 2035. En tant que profession paramédicale réglementée, ses soins sont exonérés de TVA (art. 261, 4-1° du CGI) : pas de complexité de ce côté. L’optimisation repose sur une 2035 rigoureuse et la déduction de toutes les charges réelles.
Cabinet, domicile et frais de déplacement
L’activité se répartit fréquemment entre le cabinet et les soins à domicile. Les déplacements (indemnités, frais de véhicule) représentent alors un poste de charges important, à suivre précisément (barème kilométrique ou frais réels).
Cabinet ou domicile
| Cabinet | Domicile | |
|---|---|---|
| Recettes | Séances au cabinet | Soins à domicile |
| Charge spécifique | Loyer, matériel, secrétariat | Frais de déplacement |
| Cotation | AMK / AMS | AMK + indemnités de déplacement |
| Vigilance | Charges fixes | Suivi kilométrique |
La cotation des actes (AMK, AMS, bilans) et leur rattachement à l’exercice conditionnent le résultat : un suivi rigoureux évite les oublis comme les erreurs.
Profession libérale (BNC) : bénéfice fiscal et social
Estimez votre bénéfice et la base de vos cotisations à partir de vos recettes et de vos charges.
Bénéfice fiscal
84 000 €
imposable au réel (BNC)
Cotisations sociales
Selon votre caisse
CNBF, CIPAV, CARPIMKO… et votre revenu : à chiffrer
Le bénéfice fiscal (base de l'impôt) et l'assiette sociale (base des cotisations URSSAF et de votre caisse de retraite) diffèrent : l'assiette sociale réintègre notamment certaines cotisations facultatives. Au micro-BNC (recettes sous le plafond), le bénéfice fiscal est forfaitaire (abattement de 34 %, sans déduction des charges réelles) ; au-delà du plafond, seul le réel s'applique. Le taux de cotisations varie selon votre caisse (CNBF, CIPAV, CARPIMKO…) et votre revenu. Estimation indicative.
Voir tous nos outils →SCM, remplacements et collaboration
Le kinésithérapeute partage souvent son cabinet et son matériel en société civile de moyens (SCM) avec des confrères, ce qui mutualise les charges. Beaucoup débutent par des remplacements (rétrocession d’honoraires) ou exercent en collaboration libérale : le traitement des honoraires rétrocédés et la rédaction des contrats doivent être cadrés dès le départ.
SELARL, retraite et prévoyance
Au-delà d’un certain niveau de revenu, la SELARL peut s’envisager (lissage de la rémunération, arbitrage salaire / dividendes, voyez Rémunération du dirigeant), mais elle alourdit la gestion. Le kinésithérapeute cotise à la CARPIMKO ; les contrats Madelin / PER déductibles optimisent la retraite, et la prévoyance protège une activité physiquement exigeante.
Pilotage et trésorerie
Entre les charges fixes du cabinet, les déplacements et les délais de télétransmission, un suivi mensuel de votre activité, plutôt qu’un bilan annuel, vous donne la visibilité nécessaire pour piloter et provisionner vos échéances fiscales et sociales.
Plateaux techniques et matériel
Certains kinésithérapeutes développent une activité de plateau technique (rééducation par l’exercice, appareils, balnéothérapie). Ces équipements représentent un investissement à amortir sur leur durée d’usage, et peuvent justifier un local plus grand et du personnel. Le bon dimensionnement de ces investissements au regard de la patientèle, et leur financement (achat ou crédit-bail), sont des décisions à chiffrer. Un suivi mensuel de votre activité vous permet d’ajuster vos charges fixes et d’anticiper vos provisions fiscales et sociales, plutôt que de les découvrir au bilan.
Parlons de votre cabinet de kinésithérapie
Chaque kinésithérapeute a sa propre situation : votre cotation, vos frais de déplacement, le partage en SCM, votre couverture Madelin et votre PER, et l’arbitrage SELARL. Ces décisions se chiffrent au cas par cas, elles ne se devinent pas.
Notre rôle consiste à examiner vos chiffres, à sécuriser vos charges et vos déplacements, et à construire avec vous la stratégie qui protège votre activité et votre revenu. Le plus simple, pour commencer, reste d’en discuter de vive voix.
Kiné : cabinet, domicile et rétrocessions
Cotations AMK et AMS, SCM, remplacements et rétrocessions : votre 2035 de kinésithérapeute se tient sans effort de votre part. Contactez-nous : le premier échange est gratuit et sans engagement.
Prendre rendez-vousQuestions fréquentes
Un kinésithérapeute est-il en BNC ?
Oui, le masseur-kinésithérapeute libéral relève des bénéfices non commerciaux (art. 92 du CGI) et dépose une déclaration 2035.
Les soins d'un kinésithérapeute sont-ils soumis à la TVA ?
Non. En tant que profession paramédicale réglementée, ses soins sont exonérés de TVA (art. 261, 4-1° du CGI).
Comment déduire les frais de déplacement à domicile ?
Les frais de véhicule se déduisent au barème kilométrique ou aux frais réels, sous réserve d’un suivi rigoureux des trajets professionnels.
À quelle caisse de retraite cotise un kinésithérapeute ?
Le kinésithérapeute cotise à la CARPIMKO. Les contrats Madelin/PER déductibles complètent la retraite obligatoire.
Références
- Article 261, 4-1° du Code général des impôts (CGI)
- Article 92 du Code général des impôts (CGI)
Références légales citées dans cet article. Les textes évoluent en loi de finances : à vérifier à la date de votre projet.


