Cabinet GrasExpert-Comptable
Bordeaux & Métropole

Expert-comptable à Eysines : maraîchage, commerce et artisans

28 juin 2026 Mis à jour le 7 min de lecture

En résumé

Expert-comptable à Eysines pour maraîchage, horticulture, commerce de proximité, artisans : les enjeux comptables et fiscaux propres au territoire, un cas pratique (un maraîcher entre micro-BA et régime réel) et nos réponses aux questions des entrepreneurs.

Vous êtes maraîcher, commerçant ou artisan à Eysines ? Réputée pour ses cultures, la commune mêle tradition agricole et activités de proximité. Le Cabinet Gras accompagne ses entreprises avec une comptabilité adaptée, à distance, en visioconférence et via Pennylane.

Ce que nous faisons pour les entreprises d'Eysines

Le tissu économique d’Eysines

Eysines est historiquement la commune du maraîchage et de l’horticulture de la métropole (les fameuses cultures eysinaises), une tradition agricole toujours vivante, à laquelle s’ajoutent un commerce de proximité dense, de nombreux artisans et un cadre résidentiel en plein essor. C’est un territoire d’activités concrètes, ancrées localement, souvent familiales, où beaucoup d’exploitations et de commerces se transmettent de génération en génération, ce qui en fait un enjeu patrimonial autant que comptable.

La zone maraîchère occupe le nord de la commune, dans la vallée des Jalles. Ancien marais drainé par un réseau de canaux d’irrigation, les « réguettes », elle a valu à Eysines le surnom de jardin potager de Bordeaux et approvisionnait autrefois le marché des Capucins. Ses terres sont aujourd’hui protégées par un périmètre de protection des espaces agricoles et naturels périurbains, outil créé par le Département de la Gironde pour garder une agriculture viable aux portes de la ville. Deux produits en sont l’emblème : la patate d’Eysines, une pomme de terre primeur récoltée en juin et fêtée chaque année, et le giraumon brodé, une courge propre à la commune.

Le commerce eysinais a son propre rendez-vous : le marché de plein air de Migron, le dimanche matin, qui réunit selon la mairie plus d’une soixantaine de commerçants et de producteurs. Pour les entrepreneurs, la ville a regroupé ses partenaires dans la Maison de l’Économie, de l’Emploi et de l’Entreprise (M3E) : chambre de commerce, chambre de métiers, Club des Entreprises d’Eysines et réseaux de financement y reçoivent les porteurs de projet.

Les enjeux comptables et fiscaux à Eysines

Pour les exploitations maraîchères et horticoles d’Eysines, la fiscalité agricole a ses règles propres : bénéfices agricoles (régime micro-BA ou réel), TVA agricole, affiliation MSA, gestion de la saisonnalité et de la main-d’œuvre, amortissement du matériel et des serres. Pour les artisans et commerçants, ce sont le choix du régime (réel ou micro), la TVA, la déduction des charges et de l’outillage, et la paie qui structurent le quotidien. Dans les deux cas, la transmission familiale de l’activité mérite d’être préparée. Nous accompagnons ces métiers de terrain avec des outils simples et modernes.

Du marché de Migron aux serres : les activités que nous suivons à Eysines

Le commerçant du marché du dimanche

Un fromager ou un volailler tient un étal au marché de Migron et sur d’autres marchés de la métropole. S’il est redevable de la TVA et encaisse auprès de particuliers, son logiciel ou système de caisse doit être sécurisé. Demandez à son fournisseur le justificatif de conformité exigé (la loi de finances pour 2025 a renforcé ces règles au profit d’une certification par un organisme accrédité) et conservez-le. Un marché du dimanche matin génère beaucoup de petits encaissements, souvent en espèces : le contrôle de caisse journalier et le dépôt régulier en banque sont la meilleure défense en cas de contrôle. S’il vend hors de la commune où il est domicilié, il lui faut aussi la carte de commerçant ambulant. Voir notre page commerçants et artisans.

L’horticulteur et ses plants

Un horticulteur de la vallée des Jalles vend plants, fleurs et plantes en pot. Ses ventes de produits de l’horticulture non transformés relèvent du taux réduit de 10 %, à ne pas confondre avec le taux applicable aux légumes alimentaires. À la clôture, les plants encore en serre ne sont pas une charge perdue : les dépenses engagées pour les cultures en cours (semences, terreau, main-d’œuvre) s’inscrivent en avances aux cultures, ce qui évite un résultat artificiellement bas l’année où la production est en terre. Un inventaire précis des serres fin d’exercice est donc indispensable.

Le maraîcher qui transforme ses récoltes

Un maraîcher décide de transformer une partie de ses giraumons en soupes et en conserves, vendues à la ferme et sur les marchés. Cette activité de transformation et de vente peut sortir du strict cadre agricole. La loi permet toutefois de rattacher aux bénéfices agricoles des recettes commerciales accessoires, dans des limites fixées par rapport aux recettes agricoles. Au-delà, elles relèvent des bénéfices industriels et commerciaux, avec leurs propres cotisations. Nous mesurons cette proportion chaque année, avant qu’un succès commercial ne fasse basculer le régime sans qu’on l’ait anticipé.

Cas pratique à Eysines

Un maraîcher entre micro-BA et régime réel

Un maraîcher eysinais vend sa production en direct et sur les marchés. Au micro-BA, son bénéfice imposable est calculé en appliquant un abattement de 87 % à la moyenne de ses recettes des trois dernières années : aucune comptabilité lourde, mais aucune déduction réelle.

Le projet de construire une serre et d’installer un système d’irrigation change la donne. Au régime réel, l’amortissement de ces investissements vient réduire le bénéfice, et la déduction pour épargne de précaution permet de mettre de côté une partie des bons résultats pour faire face aux mauvaises années (aléas climatiques, prix). Le passage au réel se prépare : il engage pour plusieurs années et suppose une comptabilité tenue au fil de l’eau. Nous le chiffrons sur trois exercices avant de trancher.

Note de l’expert-comptable : la serre et l’irrigation de ce maraîcher eysinais sont un exemple pour comparer micro-BA et réel, pas une simulation de votre exploitation. Abattement, plafonds et règles de l’épargne de précaution relèvent de la loi de finances : nous les reprenons à jour au moment de chiffrer votre propre passage au réel.

Travailler avec le cabinet depuis Eysines

Le cabinet, à Bordeaux, suit à distance les exploitations, commerces et artisans d’Eysines : relevés bancaires, factures et ventes de marché sont partagés sur une plateforme collaborative, sans déplacement à prévoir en pleine saison. Le passage au réel d’une exploitation, la transmission d’une ferme ou d’un commerce se préparent en visioconférence, à l’heure qui vous arrange. Nos honoraires sont des forfaits fixés par devis, établi après un premier entretien gratuit sur votre activité dans la commune. Voir notre guide des tarifs d’un expert-comptable.

Un comptable qui connaît Eysines

Maraîchage, horticulture, artisans et commerces eysinais : une comptabilité adaptée à votre métier et à ses saisons. Contactez le cabinet : le premier rendez-vous est gratuit et sans engagement.

Prendre rendez-vous

Questions fréquentes

Gérez-vous la comptabilité d'une exploitation maraîchère à Eysines ?

Oui : bénéfices agricoles (micro-BA ou réel), TVA agricole, MSA, amortissement du matériel et gestion de la saisonnalité. Une comptabilité agricole adaptée.

Accompagnez-vous les commerçants et artisans d'Eysines ?

Oui : régime fiscal, TVA, déductions, paie et conseil de gestion, de la création au développement.

Comment préparer la transmission de mon exploitation ?

En anticipant : statut, valorisation, dispositifs de transmission et fiscalité. Nous chiffrons les scénarios avec vous bien en amont.

Je vends mes légumes transformés au marché de Migron : est-ce encore agricole ?

Oui tant que ces recettes restent accessoires et sous les limites prévues par la loi par rapport à vos recettes agricoles. Au-delà, elles deviennent commerciales. Nous suivons ce rapport chaque année.

Mes plants en serre à la clôture comptent-ils dans le résultat ?

Oui, indirectement : les dépenses engagées pour ces cultures en cours sont inscrites en avances aux cultures et ne pèsent pas sur l’exercice. Elles seront rattachées à l’année de la vente.